vendredi 21 octobre 2011

Dagon

Un film incontournable

Difficile de faire un blog sur Innsmouth sans évoquer le film Dagon. Et on peut tout reprocher à son  réalisateur  Stuart Gordon sauf un amour sincère envers l’œuvre de Lovecraft et de la pugnacité. En effet car ce film est né des cendres d'un autre jamais réalisé en 1980 faute d'argent mais qui avait fait saliver les fans du monde entier grâce aux dessins préparatoires du dessinateur Bernie Wrightson pour le storyboard, et des moulages pour les maquillages de Dick Smith. Nous reparlerons dans un autre billet de ce (beau) projet avorté.
 
Vingt et un ans plus tard  Stuart Gordon remet le couvert à poisson, si j'ose dire, et repart pour Innsmouth. En fait Imboca, traduction littérale espagnole de Innsmouth. Car le film a été en partie produit par l'Espagne et entièrement tourné la bas, en Galice à la pointe nord du pays et plus exactement dans le petit village de Combarro, face à l'Atlantique. C'est un des point fort du film, une véritable trouvaille car il se dégage de ce village de son architecture, ses maisons de pierres et ses rues tortueuses une atmosphère malsaine. Le village et l'océan sont vraiment  les "autres" acteurs de ce film.

Synopsis

"Paul et sa fiancée Barbara fêtent le succès de leur nouvelle société, leur investisseur, et son épouse. Les deux couples passent quelques jours agréables sur le voilier d'Howard, navigant le long de la côte espagnole. Leur croisière s'achève brutalement lorsque leur bateau s'échoue sur un récif, emprisonnant l'investisseur, et son épouse sous le pont inférieur. Paul et Barbara cherchent du secours à Imboca, le village le plus proche. Au premier abord, cette bourgade de pêcheurs en ruines semble désert. Pourtant, ses habitants font vite se révéler être des fanatiques de Dagon, un dieu de la mer qui se délecte de sacrifices humains."  Le ton est donné est Stuart Gordon ne relâchera la pression que pour mieux la remonter d'un cran aux scènes suivantes. 


 Le héros est amené à lutter avec une énergie qu'il ne se connaissait pas êtres qui le répugne et dont paradoxalement il se sent proche. S'il essaye de sauver ses amis on sent qu'il ne se fait aucune illusion sur sa propre survie. Cette désillusion et tristesse du personnage imprègne vite le film et que renforce ce la tristesse des lieux qui ne peuvent plus revenir à la normalité tour comme ses habitants.

Tout en développant une autre approche de la nouvelle Gordon en respecte néanmoins à la lettre la trame. Le retour du héros vers ses origines amphibiennes, le culte de Dagon et son église ou se déroule des cérémonies secrètes.Peu de moyens mais Gordon est un veux routard du cinéma et sais faire beaucoup avec peu. De temps à autre il  revient aux effets gore qui l'ont fait connaitre, mais il n'en abuse pas. Les acteurs sont excellent (ce fut le dernier film de l'immense Francisco Rabal qui y joue le rôle de Zadok), le scenario intelligent, les effets et maquillages à la hauteur de l'histoire racontée et la photo est quand à elle,  irréprochable ce qui fait de ce film une bonne surprise. On retiendra quelques scènes cultes, comme celle du puits,  encore la rencontre avec Zadok et la mort de ce dernier, la fiancée amphibie et la vision de l'entrée de Rlyeh.



Conclusion

Que dire de plus si ce n'est d'acheter le DVD qui est à petit prix maintenant (aux alentours de 7€), le double collector aussi avec en plus des informations sur le tournage.



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